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Mésange bleue

 

La mésange bleue est peu à peu remplacée par la "charbonnière" à tête noire qui est une espèce dominante. J’en ai surpris une pendant qu’elle se régale des boules que nous avons achetées pour nourrir les oiseaux en hiver.

La photo n’est pas très nette car elle a été prise à travers une vitre. Les mésanges aiment bien s’accrocher quelquefois même la tête en bas. Les moineaux, moins agiles, se tiennent en bas et ramassent les grains qui échappent au repas de la mésange.

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L’intérêt principal de cette expédition fut pour moi la découverte de la nature à l’état "sauvage". Quelques années plus tard j’ai participé à un "safari" au Kénya : comparée à notre expédition au Brésil c’était une douce promenade touristique! Au Mato Grosso, nous vivions au milieu de la nature au sens propre : pas d’électricité, pas d’humains à des kilomètres à la ronde. Nous étions armés de revolvers portés à la ceintute (comme dans les "westerns") pour palier à toutes mauvaises rencontres : crocodiles, jaguar, ou … bandit de grands chemins. En ce qui concerne le banditisme dans ces régions, il ne s’agit pas de criminalité organisée ; c’est plutôt celle de la misère. Ne pas être armé - et ne pas montrer qu’on l’est- est une tentation pour quelqu’un qui veut s’approprier vos biens dans une région où la densité de forces de police au kilomètre carré est quasimént nulle. Si vous êtes tué, vous disparaissez dans l’immense forêt et il y a peu de chance qu’on vous retrouve jamais. On mettra votre disparition sur le compte d’un accident en forêt ou celui d’un crime commis par un indien. A ce propos, dans les réserves comme l’ile du Bananal, occupée par les indiens Carajas, les indiens avaient à cette époque le droit d’exercer leurs droits coutumiers, notamment celui des "crimes d’honneurs" consécutifs à une insulte familiale. Les "autorités" faisaient une sorte de "rappel de la loi" et passaient l’éponge pour la première fois mais la récidive voyait s’appliquer la loi brésilienne, à condition qu’on puisse mettre la main sur le coupable, ce qui s’avérait plus difficile que d’interpeler quelqu’un dans le maquis corse!

Les distractions principales étaient la chasse et surtout la pêche.



On voit ci-contre mon père pêchant à la traine un poisson typique des lagunes sud-américaines, appelé "tucunaré" reconnaissable à son point noir sur la queue. C’est une pêche assez sportive car le poisson est très combatif. Sa chair est excellente et réputée au Brésil.

Les bas de ligne doivent être en fil d’acier car de temps en temps on attrape des piranhas dont les dents auraient vite raison de n’importe quel fil de nylon.











Le gros poisson avec les bandes grises est précisément un tucunaré (famille des cichlidés). Au premier plan, avec le ventre orange, c’est un piranha. Contrairement à l’image véhiculée par la lecture de Spirou ce n’est pas un tout petit poisson et les plus gros spécimens peuvent atteindre le kilo. Pour enlever l’hameçon on a intérêt à avoir des gants de cuir et une pince.













On peut aussi tomber sur des monstres comme la terrible gymnote ou anguille électrique. Ses décharges peuvent atteindre 800 volts. Elle s’en sert pour paralyser les poissons mais une de ses décharges peut renverser un homme. Dans ces terres souvent inondées où le bétail se déplace en pataugeant on raconte qu’une gymnote peut même faire tomber une vache!

Entourant une gymnote prise par notre équipe on me voit sur cette photo à droite, équipé de mon appareil photos.





 

Il y a aussi des poissons qui sont de véritables "fossiles vivants" . Ils ont traversé des centaines de millions d’années sans évoluer car ils vivent toujours dans un milieu proche de celui du "carbonifère" des dinosaures : climat tropical, lagunes encombrées riches en déchets végétaux et animaux. Leur bouche en forme d’aspirateur fouille la vase à la recherche de nourriture. Les possesseurs d’aquarium connaissent des versions de tailles plus modestes qui nettoient le fond de l’aquarium des déchets que laissent les autres poissons.










Le camion d’assistance est quasiment indispensable quand on s’aventure dans les régions désertiques de l’intérieur du Brésil. (Désert au sens "humain" bien sur… car il n’y a QUE des arbres!)

Parmi les matériels qu’il emporte il y a les bateaux : très utiles pour se déplacer dans la forêt. Lorsque les véhicules ne peuvent plus aller plus loin c’est avec des bateaux qu’on voyage. La photo suivante montre l’emplacement idéal trouvé par ce magasin-bazar-bar-restaurant : à l’endroit où on peut traverser le fleuve à gué, il bénéficie à la fois des clients routiers et fluviaux ; de plus, en hauteur sur un talus, il risque moins d’être emporté par les crues du fleuve.



Il faut aussi emporter son carburant. Certes, les stations-services jalonnent les pistes principales mais quand on s’en éloigne il n’y en a plus. Les véhicules tout terrain et les bateaux ne pourraient plus s’approvisionner.

Il faut aussi des tentes et du matériel de cuisine, ainsi que de l’eau car même si on en trouve en quantité dans la nature, de nombreuses maladies  sévissent dans ces régions, transmises par des parasites aquatiques. Ceux qu’on ingère sont redoutables, voire mortels, mais d’autres s’infiltrent sous la peau. Bien que plus bénins, ils sont trés désagréables! (Leurs larves se nichent sous la peau, s’y installent et creusent de petits galeries sous-cutanées qui finissent par s’infecter en mal blanc. )

Le choix du bivouac est important. Au bord de l’eau, bien sur, mais aussi pas trop loin d’une piste car le camion n’est pas un engin tout terrain.

Nous avions choisi le bord d’une lagune interne de l’ile du Bananal, lagune trés "contractée" à la saison séche mais qui recouvre une grande partie de l’ile pendant la saison des pluies. Cette caractéristique de "contraction" fait que la densité de poisson y devient considérable, ces derniers étant piégés par le retrait des eaux. Cela explique les pêches miraculeuses qu’on y fait en quelques heures.

     

On voit sur les 2 photos ci-dessus la tente de mon père et moi (en bleu) et celle de Michel, un ami qui nous accompagnait. Faisaient aussi partie de l’expédition :

  • un major de l’armée brésilienne (intéressant pour le contact avec la FUNAI qui gère les territoires indiens)
  • Un ami de mon père, grand amateur de pêche
  • Le chauffeur du camion et son aide
  • un cuisinier

Si ajoutent donc les 2 Sudarovich (mon père et moi) et un grand ami de mon père : Michel.

J’ai entrepris de classer et "scanner" l’ensemble de mes photos et films 8 mm vieux d’une quarantaine d’années et je suis tombé sur cette expédition à laquelle j’ai participé en 1971. Je vais donc vous livrer, en quelques épisodes, le contenu de cette aventure au Bananal qui s’est déroulée en août 1971.

Pour ceux qui ont Google Earth, ils pourront localiser l’endroit en cliquant sur le lien : Bananal



En brésilien "mato" signifie "forêt" au sens de "la brousse". Et "grosso" eh bien… c’est comme en français : c’est gros, grand etc.

Un expédition dans le Mato Grosso c’est déjà se noyer, au sens propre, dans cette immense étendue monotone d’arbres. N’imaginez pas une forêt inextricable, c’est plutôt une sorte de maquis clairsemé.

  ci-contre une piste de "latérite" avec une de ces merveilles du Mato, un arbre que les brésiliens appellent un "ipê-amarelo".(Amarelo sigifiant "jaune"). Son bois est très résistant et se classe en construction dans la même catégorie que le fer ou le béton!



En revanche, dés qu’on approche d’un cours d’eau, la forêt devient dense et ressemble plus aux images que nous nous faisons de la forêt "amazonienne".

Les routes ne sont souvent que des pistes de terres rouges (la latérite) praticables seulement en saison sèche. Les postes d’essence sont comme des ports au bord d’un océan de verdure.

Le poste d’essence, véritable port de la forêt.

On y retrouve la "faune’ habituelle des ports : les marins en quête d’un embarquement sont des paysans qui en ont marre de leur trou et rêvent de grandes villes trés loin au delà des mers. Les capitaines sont les chauffeurs de camions avec comme seul équipage un marin ramassé quelque part qui lui sert d’aide pour remplacer une roue, surveiller le camion pendant les repas à la station ou chargé de faire le plein de gazoil, etc … Dans les bars restaurants le café est gratuit et les repas s’appellent "refection" car on peut y manger à volonté pour un prix forfaitaire! Dans la salle, bruyante et enfumée, rodent des filles qui exercent le vieux métier de prostituées, servant souvent de digestifs aux camionneurs avant qu’ils ne reprennent la route.

Une expédition demande une grosse organisation, des moyens matériels importants et quelquefois des autorisations administratives quand il s’agit d’aller dans des "réserves" d’indiens. Le mot peut choquer mais c’est aujourd’hui la seule garantie qu’ont les indiens qu’on ne vienne pas les chasser (au sens propre de "gibier").

En 1971 (36 ans déjà!) mon père, qui travaillait alors au Brésil après avoir quitté la mine de Zellidla Boubeker, organisa une expédition au Bananal. Cette ile fluviale, sorte d’immense "Ile de la Cité" de Paris est la plus grande du monde. Elle est formée par deux branches de l’Araguaia, l’un des grands affluents de l’Amazone. En saison des pluies l’ile est partiellement submergée et donc inaccessible. Nous y sommes allés au mois d’Août, donc en hiver austral qui est la saison sèche au sud de l’équateur.

Le camion d’assistance montrant l’un des bateaux indispensables dans ces régions.

Enfin revoilà, avec un peu de retard, la caméra installée au milieu d’une mare (Pete’s pond) au Botswana. En fait c’est une webcam perfectionnée, automatique, sauf quand il se passe quelque chose de remarquable, auquel cas c’est un opérateur humain qui dirige la webcam.

On pourra y voir à nouveau les animaux sauvages qui viennent y boire ou se baigner.

Si vous avez des hauts parleurs branchez les et augmenter le son. Vous serez transporté dans la brousse avec ses bruits, surtout des chants d’oiseaux, mais de temps en temps le barissement des éléphants ou le meuglement des buffles!

Si vous avez de la chance vous pourrez assister au bain des bébés éléphants en compagnie de leur maman. Un jour j’ai même assisté, sur la berge, au combat (inégal) d’un crocodile avec un énorme poisson. Comme il fait chaud au Botswana, les meilleures heures d’observations sont le matin tôt ou le soir avant le coucher du soleil. Il n’y a pas de décalage horaire avec la France, mais la proximité avec l’équateur réduit l’amplitude jour/nuit à 6 heures du matin, 6 heures du soir!









Cliquez sur l’image pour aller y faire un tour !

Un détail encore : il vous faut avoir le logiciel RealPlayer pour visualiser le flux video en direct. Ni Windows Media Player, ni Winamp ou Quicktime ne peuvent lire les flux codés pour RealPlayer!

Il existe de nombreux sites de téléchargement pour RealPlayer. Choisissez de préférence la version entièrement gratuite, malgré les sollicitations de l’éditeur.

Par exemple allez sur :

http://france.real.com/player/?&src=ZG.fr.idx,ZG.fr.rm.rm.hd.def

Normalement le téléchargement devrait démarrer. A vous de l’installer ensuite en double-cliquant sur le programme qui a été téléchargé.

A la fin de l’installation il vous sera proposé une liste de type de fichiers qui seront lus avec le visualiseur Real Player lorsque vous ouvrirez ces fichiers. Attention : certains sont déjà affectés à Windows Media Player qui est préférable à Real Player, donc ne les changer pas. En revanche les fichiers dont l’extension est rm, rv, ou rmvb doivent être cochés. Au chapitre "Autres médias" vous trouverez un item marqué "Real Time Streaming Protocol" : il faut le cocher pour l’affecter au lecteur Real Player, le seul à pouvoir les lire. C’est grâce à lui que vous verrez des images en direct.