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Mésange bleue

 

La mésange bleue est peu à peu remplacée par la "charbonnière" à tête noire qui est une espèce dominante. J’en ai surpris une pendant qu’elle se régale des boules que nous avons achetées pour nourrir les oiseaux en hiver.

La photo n’est pas très nette car elle a été prise à travers une vitre. Les mésanges aiment bien s’accrocher quelquefois même la tête en bas. Les moineaux, moins agiles, se tiennent en bas et ramassent les grains qui échappent au repas de la mésange.

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La chute des murs de Jericho après que les Hébreux aient fait résonner sept fois leurs trompettes, a donné lieu à de multiples interprétations symboliques notamment celle d’une sorte de "lutte des classes" avant l’heure. Il n’est pas étonnant qu’on retrouve ce texte dans le chant "gospel", les noirs des banlieues et de Harlem en particulier y voyant le symbole de leur attente devant le mur invisible mais réel qui leur interdit l’accès au centre des grandes villes américaines. Notre époque contemporaine a vu fleurir ces murs derrière lesquels certains essaient de retarder les passages de malheureux attirés par les richesses supposées se trouver derrière eux.

  • rideau de fer préservant le communisme,
  • mur de Melilla empêchant les africains de pénétrer en Europe
  • mur frontière entre le Mexique et les USA
  • mur séparant les palestiniens des colonies israèliennes


La chanteuse Sister Nat a donné de ce chant une interprétation émouvante dans son concert du 8 juin à Dommiers. Voici un petit montage du film de sa prestation. Les images de la fin sont des archives publiques de l’INA montrant Rostropovich jouant Bach devant le mur de Berlin qui vient de tomber le 9 novembre 1989.

Une terre en "jachère" est une terre que le paysan a décidé de laisser reposer au moins une année. Cette pratique est très ancienne. Toutefois, dans l’ancien temps les jachères étaient "mortes", c’est à dire que le champ était laissé tel quel. Plus tard les cultivateurs préfèrérent les jachères "cultivées", par exemple de trèfles ou de moutarde. Cela a l’avantage de fixer ou équilibrer l’azote dans le sol.

En réalité, les "progrès" de l’industrie chimique agricole permettraient de se passer de telles jachères biologiques. En fait elles ne sont plus qu’une nécessité comptable, une "variable d’ajustement" économique assorties de subventions européennes, à condition que le paysan ne tire aucun profit de la jachère.(Il doit pour cela broyer complètement la production de la jachère).Ce dernier procédé est particulièrement nuisible aux espèces sauvages.

Aussi faut-il saluer l’apparition de ces jachères "fleuries"





Cette pratique, outre son caractère indéniablement esthétique, est assurément favorable à la faune sauvage, aussi bien pour les insectes (abeilles, papillons, diverses mouches "utiles") que pour les oiseaux ou le gibier.

La route qui mène de notre village à la N2 est bordée d’une de ces jachères fleuries.

De nombreux automobilistes y font une halte pour y prendre des photos (comme moi) ou pour y cueillir un petit bouquet! Les fleurs sont des centaurées des cosmos ou des zinnias.

Notre vieux cerisier n’en peut plus. Il est comme moi : ses fleurs et ses fruits disparaissent, sa peau se crevasse et se couvre de champignons. Certes les enfants jouent encore un peu avec lui. Ils ont installé une "tyrollienne" entre lui et un vieil if, mais la branche qui la soutient risque de casser. Dans la photo ci-dessous on le voit résister au froid picard.



Or, hier il a joué un rôle important : il a servi de halte à un essaim d’abeilles cherchant à fonder une nouvelle colonie.

Les pompiers refusent de se déplacer maintenant et nous dirigent vers des apiculteurs. Celui qui est venu chez nous est en fait un garde forestier, aimant la nature et les bêtes. Il ne vit pas de ses ruches mais il les laisse vivre (nuance importante quand les apiculteurs commerçants les vident de leur miel ).

J’ai réalisé quelques photos de l’évènement et monté le diaporama que je vous livre.

Puissions nous aussi au seuil de notre vie servir comme le vieux cerisier de relai d’essaimage aux jeunes générations!

Le pic épeiche est assez courant dans la plupart des sites boisés où l’on peut l’entendre « tambouriner » sur les bois creux au printemps. Ses doigts (une paire en avant, une paire en arrière) lui permettent de grimper avec aisance le long des troncs d’arbre. Il tambourine beaucoup plus souvent que les autres pics, surtout au début du printemps, pour délimiter son territoire.

Au printemps les pics se poursuivent autour des troncs d’arbre en poussant de puissants et rauques « rrèrèrè ». Ils délimitent leur territoire dès le mois de février par de fréquents et très rapides tambourinage, dont la durée ne dépasse pas une demi-seconde ; comme caisse de résonance, ils utilisent généralement des troncs d’arbre ou des branches creuses, mais aussi des poteaux, des antennes et même des gouttières.

Par un jour de neige à Dommiers, nous avons eu la visite d’un pic affamé et de plusieurs mésanges à tête bleues.

La photographe est Françoise Sudarovich, ma belle-fille.

 

   
 le pic épeiche  pic et mésanges



 

 

 

 

 

 

 

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