Il y a  quelques mois j’envoyais sur You Tube une vidéo que j’intitulais  Paris avant Mai 68.

Cette vidéo a été vue prés de 1500 fois ! Sans doute les mots de "Paris" et "Mai 68" sont suffisamment attractifs ?

Parmi les commentaires que ma vidéo a sucité, il y en a un qui m’a amusé. Je vous le livre "brut de décoffrage" :



"Très réactionnaire! La paix d’âme avant mai 68 c’est le conservantisme, le moralisme, les habitudes de la vielle societé de classe, la "France profonde". La beauté c’est le desordre; la beauté n’est pas l’ancien régime, mais la communication directe et pratique entre les individus, c’est-à-dire, révolution!"



Bon le type qui a écrit ça a sans doute raison, je suis bien devenu "réactionnaire" puisque je me tourne de préférence vers le passé mais la seule chose qui me distingue encore de mon commentateur c’est sans doute la tolérance. Après tout, une des devises de Mai 68 disait : "il est interdit d’interdire".

Voici ma vidéo envoyée à You Tube



Vous remarquerez qu’à la fin du clip, You Tube, en se servant des mots-clé associés à ma vidéo, diffuse une série de vignettes de vidéos comportant des mots-clé semblables, donc se rapportant à Paris et Mai 68. Cela vous donnera la possibilité de revoir certaines images et films de l’époque.

La chute des murs de Jericho après que les Hébreux aient fait résonner sept fois leurs trompettes, a donné lieu à de multiples interprétations symboliques notamment celle d’une sorte de "lutte des classes" avant l’heure. Il n’est pas étonnant qu’on retrouve ce texte dans le chant "gospel", les noirs des banlieues et de Harlem en particulier y voyant le symbole de leur attente devant le mur invisible mais réel qui leur interdit l’accès au centre des grandes villes américaines. Notre époque contemporaine a vu fleurir ces murs derrière lesquels certains essaient de retarder les passages de malheureux attirés par les richesses supposées se trouver derrière eux.

  • rideau de fer préservant le communisme,
  • mur de Melilla empêchant les africains de pénétrer en Europe
  • mur frontière entre le Mexique et les USA
  • mur séparant les palestiniens des colonies israèliennes


La chanteuse Sister Nat a donné de ce chant une interprétation émouvante dans son concert du 8 juin à Dommiers. Voici un petit montage du film de sa prestation. Les images de la fin sont des archives publiques de l’INA montrant Rostropovich jouant Bach devant le mur de Berlin qui vient de tomber le 9 novembre 1989.

On pourrait penser que ces lieux éloignés seraient préservés des mauvaises influences de notre civilisation. Le mythe du "bon sauvage" cher à Jean-Jacques Rousseau restera un rêve de philosophe ; nous avons exporté tous nos travers partout dans le monde, comme le montrait Michel Honorin dans ses reportages sur les indiens d’Amazonie. ci-contre une "buvette" installée aux abords de Santa Isabel, sur le fleuve Araguaia. A la tombée du jour cela se transforme en boite de nuit-bordel où viennent "danser" de jeunes métisses soucieuses d’arrondir leurs revenus. La nuit encore, le personnage central accoudé au bar se transforme en "travesti" brésilien afin qu’il y en ait pour tous les goûts! Vers la fin du séjour nous fûmes envahis par des fourmis, attirées par nos restes de nourriture. Rien ne résiste à ce type d’invasion spectaculaire : une vraie marée noire! Certes cela n’a rien à voir avec les images des films de terreurs dans lesquels les hommes sont dévorés vivants mais l’insistance de ces petits bestioles à occuper un territoire est assez irrésistible pour qu’on déménage illico. Un groupe d’indiens carajas qui nous avaient observé silencieusement et à notre insu depuis le début du séjour se manifesta au moment du départ.  L’un d’eux, un métis indien-brésilien, parlait portugais et nous pûmes ainsi communiquer. Nous leur avons laissé nos restes de provisions d’aliments de bases (farine de manioc, riz, pomme de terre, sel) et ils en étaient très contents.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils sont repartis avec ces provisions sur une petite pirogue très fine dont on se demandait comment elle ne chavirait pas.
En cliquant sur la photo ci-contre vous pourrez l’agrandir et voir les 2 tatouages circulaires traditionnels qui sont la marque des indiens carajas ainsi que le trou à la base de la lèvre inférieure, dans lequel est introduite une plume de perroquet ara lors des cérémonies rituelles. (On voit cette plume dans la photo du cacique des carajas dans mon article précédent.)Il faut noter aussi la grande ressemblance entre tous ces indiens, résultat des mariages consanguins, ce qui ne favorise pas la pérennité de la race…
Mon père pose avec les visiteurs pour la "photo-souvenir"

N.B Ces images ne sont pas très nettes car elles sont extraites d’un film 8 mm (capturé ensuite par une caméra numérique pour le conserver) Je vous livre ci-après des extraits de la fin de mon film. Les images ne sont pas de très bonne qualité car elles ont subies de nombreux traitements.Vous noterez la vie simple et près de la nature de la population de Santa Isabel Do Araguaia. Remarquez aussi l’adresse du petit enfant de 6 ou 7 ans enfourchant au galop un cheval monté "a cru". Le vrai "far west" c’est maintenant là-bas!

Fable contre le racisme.Poème d’Olivier de Cornois

Un rat nommé Cisme,
Personnage respectable,
Chasseur d’exorcismes,
Mi-moine et mi-notable
Avait, sur ses frères les rats,
Une influence bénéfique.

Il fut cependant témoin de cette histoire tragique :

Les rats, vous le savez, ont le poil plutôt noir;
Et ceux dont je vous parle vivaient en un manoir,
En bonne intelligence des rongeurs du pays,
Mulots, musaraignes et mesdames les souris.

Jusqu’au jour où survint des confins de la terre,
De ces explorateurs qui franchissent monts et mers,
Une tribu de rats blancs pour fonder un comptoir.
Parmi tous ces rongeurs, dans les caves du manoir

Deux couleurs diférentes…la haine s’installa.
De la haine à la guerre…il n’y avait qu’un pas.
Il fut vite franchi…massacre épouvantable,
On en trouva partout…dans les lits, sous les tables.

Frère Cisme, de son trou, en personnage austère,
Ne voulait s’en mêler et préférait se taire.
Mais voyant à quel point cette guerre empirait
Décida d’un débat où chacun parlerait.

Il monta donc en chaire et fit taire l’assemblée,
Et pour montrer l’exemple, se mit à l’illustrer :
“Regardez donc mes frères, le contour de vos ombres,
Y voyez-vous des choses qui les différencient ?

Et sachez cependant que dans toutes vos tombes,
Pelage noir ou blanc de chaque rat est gris.”

Le commerce des hommes comme celui des rats,
Aurait beaucoup besoin de ce rat Cisme là,
Qui, de quelques paroles de couleurs bien précises,
Ferait qu’à l’au-delà les guerres soient remises.

Olivier de Cornois

J’ai eu le privilège d’enregistrer la voix d’Olivier récitant son poème. J’ai alors recherché quelques images pouvant l’illustrer et ai fabriqué un petit diaporama. Si vous voulez le visionner cliquez sur le bouton “Play” de l’image suivante :

Olivier vit maintenant sur une péniche flottant sur la Seine.
Il m’a demandé de communiquer son N° de téléphone pour que ses amis prennent contact avec lui.
C’est au 06 78 84 98 55

Voici un petit film monté par Sylvain, montrant les "acros de Sylvain et son pote Julian"